Là, je peux
vous affirmer qu’il s’en est nettement mieux sorti. Franchement, de
vous à moi, je dirai que
Paul Mason
est l’un des plus talentueux lorsqu’il s’agit de conter une histoire
originale. Ce fut le cas pour
Les Esclaves de
l'éternité, et ce n’est pas l’Ancienne
Prophétie qui va déroger à la règle.
Certes, pas mal d’autres auteurs arrivent à nous narrer de
belles histoires (
Morris,
Jackson,
Hand,
Martin,
Smith, pour ne citer qu’eux) mais jamais de
la même manière que
Mason.
À travers cette critique, je vais essayer d’expliquer pourquoi
je dis ça. Bien, cette fois-ci je vais commencer par les points
forts. Tout d’abord, le scénario. Le gros point fort de
Mason. On début cette histoire sans
trop savoir ce qu’il se passe, normal, le personnage que nous incarnons
est amnésique! (Cette idée avait déjà
été trouvée par
Jackson,
mais ça marche toujours aussi bien). Ce qui est bien avec cette
façon de faire, c’est que, pour une fois, on ne sait pas
d’avance le but de notre mission, nous l’apprenons au fur et à
mesure et en même temps que le perso incarné. Ce qui est
choquant, c’est qu’il n’y a pas de prologue, ce qui peut
perturbé au début (il y a la feuille d‘aventure, puis le
paragraphe 1. Toutes les pages sur les règles se trouvent
à la fin du livre) La suite du livre est très bon,
notamment le fait que nous tirons aux dés nos statistiques
d’habileté, d’endurance et de chance en cours de route. Il
fallait y penser, et
Mason là
fait!! En plus de ça, les illustrations extrêmement bien
avec l’univers du livre (qui fait penser à une ambiance
asiatique) elles sont l’œuvre de
Terry Oakes,
inconnu au bataillon jusqu’à maintenant. Cependant, il faut
croire qu’il doit être un ami proche de
Mason,
puisque celui-ci a illustré la couverture des
Esclaves de l'éternité, et les
intérieurs de l’Ancienne Prophétie et des
Mercenaires du levant. En tout cas, c’est un
dessinateur à suivre. Je poursuis avec les points
appréciés avec la façon d’écrire
très descriptive de
Mason, ainsi
que l’excellente narration. On ne saute pas du coq-à-l’âne
comme dans certains livres. Toutefois fois, malgré tout,
excepté certains passages, j’ai trouvé que le livre
manquait quand même une certaine ambiance globale. Je ne sais
pas, c’est peut-être à cause de la manière dont
commence le livre. Et là, ça peut être un point
négatif, car le lecteur ne se situe pas très bien au
début du livre, et aura peut-être quelques
difficultés à se plonger à fond dans l’histoire.
Je dis ça d’avis personnel, mais c’est comme ça que je
l’ai ressenti. Attention, je dis ça, mais j’ai adoré
l’histoire et le principe, c’est un constat perso, c’est tout. Bien
évidemment, qui dit excellent style écrit et bonne
histoire, dit passages intéressants. Je pense notamment aux
chasseurs pourchassant les Cresseles et ce qui suit, au paysan
attaché à la roue, la statue avec les krakuls, la
première rencontre avec Marzaï, le combat final et, bien
sûr ,la fin. Non, je ne vous divulguerai rien, je ne vais pas
vous dire que l’on fait un saut dans le passé, c’est à
vous de le découvrir!^^) D’autres moments sont à inclure
dans cette liste mais je crois avoir dit l’essentiel, le reste, c’est
à vous de voir. Passons aux points noirs. Bien, je ne vais
surprendre personne en disant que ce livre est très très
dur, car tout au long de votre aventure, il vous faudra trouver
beaucoup de sortilèges nécessaires pour mener le combat
de fin (à noter que, à ce moment-là, aucun indice
es là pour vous dire quel sortilège il faut utiliser,
autre difficulté). En plus de ces capacités à
trouver, il vous faudra également mettre la main sur divers
objets essentiels, aussi, ne soyez pas étonnés si vous
échouez à de nombreuses reprises. Car ce livre
possède beaucoup de chemins est un bon one-path-true, ce qui
n’arrange pas les choses. Au moins, la durée de vie du livre est
correcte. Pour terminer, j’ai trouvé qu’il y a trop peu de
combats (du moins, sur le bon chemin à prendre, j’ai
vérifié!) D’un côté, ce n’est pas
dérangeant, mais le livre devient nettement moins ludiques.
Hormis quelques lancés de dés, vous ne ferez que lire
l’histoire. Bon, ce n’est pas un problème car l’histoire est
prenante, mais on retrouve ici le problème récurrent de
Mason : une excellente histoire
gâchée un peu par les règles et sa façon de
procéder (one-path-true à fond). Tout comme
Brennan, je pense qu’il aurait plus de
succès en écrivant des romans normaux. A noter que notre
habileté ne peut pas monter à 12, donc d’un
côté, tant mieux, sinon le livre serait encore plus dur.
En résumé, un formidable scénario dont certains
lecteurs accrocheront tout de suite alors que d’autres auront plus de
peine à s’immerger (du au faut du début un peu
spécial), aidé par des illustrations de bonnes factures
et un excellent style écrit très narrative.
Néanmoins, le livre est un peu gâté par une trop
grosses difficulté et par un manque d’ambiance à
certaines reprises. Pour les personnes aimant les combats, ceux-ci leur
manquera un peu, mais je pense que ce manque disparaîtra
rapidement au profit de pas mal de passages intéressants
à défaut de passages mémorables.
Ma note: 82%
Difficulté: 95%
par Sombrecoeur