| titre :
Le Manoir de l'enfer |
| auteur
: Steve Jackson (uk) |
dédicace de Steve Jackson
|
titre
original : House of Hell
traducteur
: Michel Zénon |
editeur
/collection : Gallimard
Folio Junior n 286
Défis Fantastiques n 10
pour
la vo :
(puffin book / fighting fantasy n 10)
(wizard book/fighting fantasy réédition n 7)
(magazine warlock n 3)-1984 |
illustrateur
couverture : Ian Miller
illustrateur
intérieur :
Tim sell (vf 30 /30 vo)
|
code
barre :
1er
édition avec ou sans logo :
9782070332861
2em
édition avec ou sans logo :
9782070509232
3em édition
: 9782070610396
isbn
:
1er
édition avec ou sans logo : 2
07 033286 1
2em
édition avec ou sans logo : 2 07 050923 0
3em édition
: 978 2 07 061039 6
|
régles
du jeu : oui
ajout d'une régle concernant la peur. |
nombre
de sections : 400
|
cote
(1er
édition avec logo) :
-vendu 3,10 € le 19/08/09
sur Ebay
-vendu 0,50 € le 18/08/09 sur Ebay
-vendu 1,50 €
le 30/01/08 sur Ebay
-vendu 2,50 €
le 17/04/06 sur Ebay
-vendu 2,50 € le 21/03/06 sur Ebay |
cote (2em
édition sans logo) :
-vendu 0,99 € le 09/01/05 sur
Priceminister |
notes :
 ( cliquer sur le
dé pour tout voir) :
-ce livre a eu une suite " amateur"
par Gaetano Abbondanza "House
of
horror" traduit en français par " the
oiseau" -"La Maison des
horreurs"
-une des pièces du
manoir s'appelle "Balthus" ( 287)
cela ne vous
rappelle rien? c'est le nom du sorcier de La
Citadelle du chaos
-le manoir s'appelle en fait "Drumer" en vo, et non pas "Brume". Cela
est important car c'est l'anagramme de "murder" (meurtre).Du coup au
paragraphe 38 de la
vf, il est question de la lettre B pour trouver un mot, alors qu'il
s'agissait de la lettre D dans la vo (B pour brume, D pour drumer ).De
plus on vous demande un mot de passe au paragraphe 237...la bonne
réponse est meurtre, et le traducteur a du jongler et modifier
le paragraphe 93
pour
que le tout reste logique : il dit " un mot commençant par 4 de
ses
lettres " en parlant du manoir et pour indiquer quel est le mot
de
passe (cela donne les lettre R,U,M et E de brume, et cela donne aussi
les 4 premieres lettres de MEURtre. ). dans la vo, cela donne " it is
like the name house, but mixed up " (c'est comme le nom de la maison,
mais mélangé) le traducteur s'en sort bien, il a fait du
bon boulot :)
-Pravemi = anagramme de ...vampire !
-"Shekou"...et non, ce n'est pas du verlan (= couché ), car
c'est le même nom en vo, ce n'est donc pas volontaire.
|
critique
de Hugues :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
J'ai mis 24 ans (en lectures intermittentes, tout de même,
n'exagérons pas !...) pour sortir vivant du manoir : j'ai
été capturé par les serviteurs du Comte de Brume,
mangé par une goule, dévoré par des chiens,
vidé de mon sang par un démon, sacrifié lors d'une
messe noire, égorgé par celui que je venait
délivrer, mon âme s'est retrouvée enfermée
dans une bouteille... et j'en passe.
Je souhaite bien du
plaisir à qui entrera dans cette antichambre de l'enfer. Mais
tout de même, du plaisir, on en a ! Ce livre est un pur
chef-d'œuvre de littérature d'horreur. Chaque lieu renferme une
ambiance bien particulière : laboratoire, chambre de vampire,
couloirs hantés, escaliers secrets, mansardes à
l'abandon, pièces à l'atmosphère lourde d'une
malédiction ancienne et diabolique... il pleut, il fait froid,
et vous êtes sans arme au départ, car l'action se situe au
milieu des années 1980, et vous n'êtes pas d'emblée
un héros.
C'est une exploration et une fuite désespérée
à la fois, les monstres classiques (vampire, zombies,
démons, ...) sont là, les fantômes donnent un style
"maison hantée" à l'ensemble, il y a du gore bien
dosé qui reste donc efficace, et un système de "points de
peur" pimente le tout, car vous pouvez mourir de peur dans cette
aventure.
La couverture est impressionnante, extrêmement belle, les dessins
à l'intérieur un peu moins techniquement, mais ils
collent bien à l'ensemble finalement... la lecture est
agréable, pas d'humour à deux balles pour casser
l'ambiance, assez de chemins différents pour ne jamais s'ennuyer
lorsqu'on recommence une partie.
Réussite totale !
Intérêt : 10/10
Difficulté : 10/10
par Hugues
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critique
de Johann :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
Dans "Le Manoir de l'Enfer", vous incarnez un monsieur tout le monde
qui a eu le malheur de se perdre en pleine cambrousse
lorsqu'éclate une terrible tempête. Victime d'un accident
après avoir voulu éviter un individu qui traversait la
chaussée, notre pauvre gars n'a d'autre choix que d'aller
demander de l'aide à la seule demeure des parages. Malgré
l'accueil poli du majordome et de Lord Kelnor, on se rend bien vite
compte que l'on vient de mettre les pieds au mauvais endroit et qu'il
ne faut pas attendre beaucoup d'aide de la part des locataires, bien au
contraire!
Le grand point fort du
"Manoir de l'Enfer", c'est son ambiance, horrifique à souhait.
L'introduction, parfois négligée dans certains LDVELH,
est ici parfaite! On se met dans la peau de notre héros
malheureux et on espère ne jamais se retrouver dans sa
situation. De plus, Steve Jackson
a pris soin de garder l'histoire cohérente (il n'y a pas de
marchand dans la cave si ça peut en rassurer certains!). Certes,
le paranormal est au rendez-vous mais les événements se
déroulant dans le manoir ont une raison d'être.
D'ailleurs, on en apprend plus ou moins sur le pourquoi du comment
selon les choix que l'on fait. En ce qui me concerne, je suis
passé à côté de pas mal de chapitres
vraiment intéressants que j'ai lu séparément une
fois le livre terminé, ce qui est un peu frustrant d'ailleurs.
D'une manière générale, il existe beaucoup de
possibilités différentes que ce soit dans les
différents recoins du manoir à visiter, tout comme dans
les personnages secondaires à rencontrer, même si au
final, il y aura 2 objets essentiels à trouver si vous voulez
espérer voir le bout de l'aventure.
L'aventure parlons-en: elle est difficile et on meurt très
souvent! En effet, l'une des particularités du bouquin et que
lorsque vous arrivez dans certains lieux, la mort devient
inéluctable quelque soit votre choix et ce même si on vous
propose de tester votre chance ou de mener un combat au
préalable. Un point pour le moins discutable...Ceci dit, la
qualité du livre vous donne immédiatement envie de vous y
remettre, même si vous mourrez pour la 30e fois!
Ajoutons à cela quelques bonnes idées incluses ici et
là, comme l'épreuve où il faut prouver au bourreau
que l'on est un ami du comte. On notera aussi que l'ouvrage est
très bien écrit, sobre et efficace mais jamais un
chapitre n'est bâclé. Quelques pointes d'humour viennent
également agrémenter le récit sans pour autant
être impromptues. Enfin, il est appréciable que notre
personnage ne devienne pas un héros sans peur et sans reproche
dès qu'il franchit le seuil du manoir: en effet, il reste un
être humain et pendant toute l'aventure, il a peur (il y a
d'ailleurs un indice qu'il faut surveiller), a faim, a soif, a des
choix à faire, et surtout, il veut vraiment se tirer de ce
guêpier dès que possible! Il n'y a qu'à la fin
qu'il prend son courage à deux mains pour mettre un terme
à toute cette horreur. Bref, on sent que l'on est dans la peau
d'un mortel et on garde un contact perpétuel avec le monde
réel, malgré les situations troublantes auxquelles on est
confronté.
"Le Manoir de l'Enfer" est un grand classique, un passage obligé
pour tout fan des LDVELH, et il a en plus le mérite de proposer
un background assez inédit, loin des épopées
héroic-fantasy.
Certes difficile, il n'en est pas moins unique et propose une ambiance
géniale à laquelle vous ne pourrez surement pas rester de
marbre!
Ma Note: 18/20
par Johann
|
|
résumé
:
Vous avez fait la plus grande erreur de votre
vie en vous réfugiant dans le manoir de l'enfer. La terrible
tempête qui fait râge au-dehors ne représente qu'un
bien faible
danger, comparée aux terrifiantes aventures qui vous attendent
à l'intérieur de cette demeure maléfique .
Qui peut dire combien de voyageurs malchanceux, cherchant
comme vous un abri, ont péri dans les murs du manoir du compte
de Brume ? Sachez que la nuit qui commence s'inscrira pour toujours
parmi les plus effroyables souvenirs de votre existence...Si toutefois
vous vivez assez longtemps pour en garder mémoire.
Deux dés, un crayon
et
une gomme sont les seuls
accessoires
dont
vous aurez besoin pour vivre
cette
aventure.
Vous seul déciderez
de la route à suivre, des risques à courir et des
créatures à combattre.
Alors bonne chance...
|
critique
de François 22 :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
Le jour où j’ai acheté ce livre, j’ai commencé
à le lire en revenant des courses dans la voiture. Et il
pleuvait des cordes. Arrivait au gîte de vacances, il y a eu un
orage de touts les diables qui résonnait a travers la montagne ;
autant dire que j’était bien dans l’ambiance ! J’était
emballé par le scénario et les découvertes faites
dans ce fameux manoir. Rapidement mort de peur, je recommence le livre
pour explorer d’autres pistes.
Et il m’en aura fallu des
tentatives pour trouver enfin la solution permettant de vaincre le
maître de ses lieux ! Ce livre est très difficile. Il y a
de nombreuses fausses pistes qui semblent pourtant crédibles, la
peur est un paramètre qui devient vite problématique dans
les premières explorations. Cette difficulté un peu
excessive m’avait un peu rebuté pendant un temps mais ensuite on
se dit que l’auteur est un vrai génie et on retourne volontiers
explorer le moindre recoin du manoir de l’enfer.
Points Positifs :
-Une aventure dans un univers contemporain (enfin année 80)
-Les frayeurs causait par chaque découvertes macabres
-La peur de se promener sans arme dans un tel lieu
-Les fausses pistes
-Une histoire prenante
-L’idée de pouvoir mourir de peur
Point négatif
-La difficulté lié à la peur surtout vu que le
livre n’est pas réalisable avec le total minimal… mettre un
total mini à 9 aurait été pas mal
Note 8/10
par François 22
|
critique
de Milos :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
Dixième volume des défis fantastiques, le manoir de
l'enfer est la troisième oeuvre personnelle de Steve Jackson.
cette fois nous sortons complètement des sentiers battus, dans
un univers plus ou moins contemporain, un jeune commercial perdu dans
la campagne anglaise cherche du secours après un accident de
voiture, la seule demeure à proximité est un
étrange manoir sans doute âgé de quelques centaines
d'années.. comment se douter que cette résidence est une
véritable antre où règne le mal ?
l'aventure se déroule
exclusivement dans le manoir. étant donné que ce dernier
fourmille de mort vivants et de phénomènes paranormaux,
il se révèle impossible de visiter tout ce joli petit
monde sans éviter la crise cardiaque.
il s'agit donc de choisir soigneusement ses pièces et
d'établir un itinéraire à travers ce
véritable labyrinthe.
l'ensemble est fort bien décrit, pour plus de commodités,
chaque pièce a un nom (démoniaque..).
les lieux sont tous variés et les illustrations de Tim sell dégagent ce petit quelque
chose qui est incontestablement le point fort de ce livre : l'ambiance !
jamais livre en effet n'a atteint un tel degré dans l'horreur,
de quoi frissonner pendant de longues et lugubres soirées
d'hiver..
l'ouvrage est également riche de par son background, on sent
bien que l'on est un simple visiteur dans ce manoir, le monde bouge
autour. outre nos "hôtes" le comte Kelnor de brume et son
majordome Franklin, il faudra se familiariser avec tout le personnel
hantant la demeure : Shekou le bossu, Mordanna, l'homme en gris..
chacun peut nous aider à sa manière.
les combats ne sont pas très nombreux et ne représentent
vraisemblablement pas la priorité de l'auteur, le bestiaire est
avant tout composé de mort vivants, esprits malins et des
serviteurs sataniques, le tout accompagné de quelques molosses.
le duel final nous opposant au maître du manoir, un puissant
démon des enfers est particulièrement alléchant.
autant le prévenir tout de suite, le manoir de l'enfer est un
challenge très difficile, le démon ne peut être
vaincu que par une arme magique : le kriss. de plus certains
renseignements et autres mots de passe sont absolument indispensables
pour remporter la victoire, le tout étant bien évidemment
caché soigneusement dans un dédale de portes
dérobées.
en résumé, nous avons là une aventure sur le
thème de l'horreur originale et bien rendue, l'ambiance est
excellente et on ne s'ennuie pas une seule minute. dommage que la
difficulté due à ce chemin quasi unique puisse rebuter
les lecteurs les moins expérimentés.
Note : 8,5
Difficulté : 8,5
par Milos
|
critique
de David K. :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
C´est un grand classique. Pour moi il fait partie de mes
préfères, mais il est assez dur a terminer sans solution.
L´histoire digne d´un film d´horreur vous plonge dans
une ambiance angoissante rappelant Resident Evil. Apres un incident,
votre voiture ne veut plus démarrer. Vous cherchez un
téléphone et un lit pour la nuit.
Mais en arrivant au Manoir,
vous etes loin de vous doutez que vous allez vivre la nuit la plus
terrible de votre vie. Vous allez rencontrez toute sorte de monstre
venu de film d´horreur, vampires, zombis, Chien de l´enfer,
fantôme, goule et j´en passe. Les règles ont quelque
rajoute a savoir que vous débutez avec 3 point
d´habilité en moins tant que vous n´avez pas
d´arme et vous avez un compteur de PEUR. Si votre compteur de
peur est a son maximum alors vous mourez de peur, et je vous assure que
c´est bien difficile de ne pas mourir de peur dans cette
aventure. A lire absolument pour les fans de film d´horreur.
par David K.
|
critique
de Jeveutout :
Voici le
premier défis fantastiques sur le théme de
l'épouvante, et c'est une belle réussite ! j'en viens
même à me demander si les premiers "alone in the dark " et
"résident evil" ne s'en sont pas inspiré...Dans ce livre
la curiosité est un défaut mortel, car de macabres
découvertes peuvent facilement augmenter votre total de peur,
jusqu'a vous faire...mourir de peur ! que de stress ! Ce livre est
assez difficile, non pas par ces combats, mais par le chemin unique
à suivre et par ces restriction due à votre total de
peur.Les rencontres faites au manoir sont logiques, elles correspondent
bien à l'ambiance du livre. Que de souvenir...
par Jeveutout
|
critique
d'Aragorn :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
Ah mon premier ldvelh ! Il s’agit du troisième opus en solo de Steve Jackson, et une aventure
complètement différente des deux
précédentes : après l’héroïc fantasy
classique et l’espace, voilà le seul Défis Fantastiques
d’horreur. Ce livre nous propulse en effet dans l’Angleterre du
vingtième siècle et dans une ambiance digne des meilleurs
films d’épouvante. En panne sous une pluie diluvienne, notre
héros, bien malgré lui va devoir demander de l’aide
à la seule habitation des environs, un manoir
délabré.......La nuit sera longue !
Bref, scénario
classique au départ mais déjà innovateur pour un
ldvelh.
L’aventure se déroule exclusivement dans le manoir, que l’on
devra explorer en long, en large et en travers si on veut
espérer s’en échapper. A ce propos, on découvre
assez vite que le seul moyen d’y parvenir est d’éliminer le
Maître des lieux, le sinistre Comte de Brume. Manque de pot, le
méchant n’est vulnérable qu’à une certaine
arme…..c’est donc parti pour une fouille en règle des lieux,
accompagnées des rencontres macabres que l’on imagine. Le
« bestiaire » du livre est à ce propos très
varié : outre les habituels vampires, goules et autres zombis,
on rencontrera un bourreau, une secte diabolique qui sévit dans
les sous-sols du manoir ou encore des démons. Du
côté des PNJ, on retiendra le bossu Shekou, le comte
lui-même, son majordome ainsi que bien d’autres…..bref, un livre
parfaitement pourvu à ce niveau. L’aventure est, quand à
elle, très bien retranscrite et lire le livre seul chez soi
pendant une nuit d’orage produit un effet assez savoureux. Ceci
grâce au style de Jackson, parfaitement neutre, et aux multiples
passages effrayants. Pour rendre la lecture plus réaliste, une
nouvelle règle entre en jeu : la très présente
peur. On dispose au départ d’un total maximum de peur. Le total
de départ est égal à 0 et augmentera à
chaque rencontre ou moment qui peuvent affecter le héros. Si
l’on atteint notre total maximum, on meurt tout simplement de peur. Une
idée très sympathique et qui rajoute du piment au
récit. Il est simplement dommage que cette règle nous
empêche de visiter toutes les pièces que l’on souhaite,
sous peine de mourir de peur.
Pour en finir avec toutes ces bonnes idées, certains passages
sont réellement marquants ; je pense notamment à la
rencontre avec les trois prisonniers, le pendu que l’on peut apercevoir
de la fenêtre, ou le spectre sans tête. Sans parler du
combat final, qui réservera quelques surprises.
Hélas, Jackson retombe dans
ses travers en ce qui concerne la difficulté : oubliez La
Citadelle du chaos et la galaxie tragique,
le Manoir de l’enfer hausse encore le niveau d’un ton. Non content
d’être un one-true-path redoutable, le livre est carrément
infaisable avec un total de peur de 7 ou de 8 (compris entre 7 et
12). Et, sachant que les morts subites sont très
nombreuses, vous comprendrez que finir l’aventure est un petit exploit.
Heureusement, les combats sont peu nombreux et ne devraient pas poser
de problèmes majeurs.
Malgré cette difficulté trop élevée, le
manoir de l’enfer reste un sommet des Défis Fantastiques
à mes yeux. Son ambiance exceptionnelle et son
originalité le placent au rang des chefs d’œuvre de la
série, toujours selon moi. A découvrir au plus vite.
Note : 96 %
Difficulté : 95 %
Aragorn
|
critique
d'Ajaxsenal :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
Un pur chef d’œuvre! Il fait assurément partie des meilleurs
ldvelh tous confondus. C’est un incontournable. L’histoire est
tellement bien ficelée et présentée. Il nous
suffit de lire les premiers paragraphes pour ensuite accrocher.
L’auteur a fait un coup de génie en nous faisant commencer
l’aventure comme un simple personnage. Impossible de ne pas
s’insérer dans la peau du héros (je me retrouve beaucoup
plus dans la peau de ce type de héros que dans celle d’un
guerrier barbare à la hache. Il n’y a certainement pas beaucoup
de lecteur qui sont des guerriers barbares à la hache. Dites-le
moi tout de suite si vous en êtes un!). En plus, Jackson instaure une gradation des
évènements.
Au début, nous
n’avons pas de mission précise par rapport à ce qui va se
passer. Nous sommes n’importe qui dans la vie de tous les jours.
Ensuite, c’est le Manoir et quelques phénomènes
paranormaux qui nous font frissonner et nous tiennent aux aguets. Ces
phénomènes paranormaux nous font douter de notre
perception et font naître plusieurs questions sans
réponse. Nous envoyer combattre un squelette au début de
l’aventure aurait gâché totalement l’atmosphère.
Plus tard, il y a des rencontres qui nous font comprendre ce qui se
passe dans ce manoir. Comment ne pas accrocher? Le gros de l’histoire
se passe à découvrir le manoir et à tenter de
comprendre ce qu’on attend de vous. Pour une fois, un ldvelh où
l’on avance vers l’inconnu et où rien n’est connu d’avance. On
fouille et on cherche à comprendre. Que font tous ces gens
déguisés. Qu’elle est cette cérémonie? Qui
est vraiment le Maître du manoir? Comment le vaincre? Qui est
l’homme en gris? Que veut dire ce message dans la fenêtre? Il
faut faire des découvertes et des liens pour comprendre. Les
évènements ont tous une suite logique entre eux. En plus,
nous avons vraiment l’impression que les habitants de la maison sont
vivants et s’occupent à leurs obligations. Ça bouge dans
cette maison. Ce n’est pas comme dans les autres ldvelh où les
créatures rencontrées ne semblent pas avoir de lien et
d’interaction entre elles. Les habitants sont occupés et ceux
qui connaissaient notre présence semble nous oublier peu
à peu et nous laisser faire. Nous avons vraiment l’impression
d’être dans une demeure inconnue où nous sommes
étrangers à ces habitants. Nous sommes témoins de
leurs mouvements, de leurs paroles, de leurs rencontres. Nous fouillons
et espionnons les habitants pour tenter de trouver réponse
à nos questions. Toutes ces belles caractéristiques
additionnées aux excellentes descriptions donnent une ambiance
incomparable à l’histoire. Ce livre, on peut le lire et le
relire. D’ailleurs, il est assez difficile et j’avoue l’avoir
recommencé de nombreuses fois (une bonne douzaine de fois). Les
ennemis ne sont pas si difficiles que ça à vaincre.
Cependant, le chemin de la victoire, l’obtention des objets
indispensables à la réussite et les points de peur
(quelle bonne idée) font de ce livre un défi de la
survie. Je suis mort des tas de fois, mais on recommence et on ne se
tanne pas. On veut connaître le chemin et arriver au bout.
À force de le recommencer ça devient un défit…j’en
ai fait une affaire personnelle! Au final, je n’ai pas dit :
«tiens putains de Maître, tu es mort». J’ai dit :
«tiens Jackson je t’ais
vaincu toi et ton bouquin! Maintenant, je pourrai dormir en
paix». Il faut dire que j’avais vraiment travaillé et que
la chance n’avait pas été de mon bord. Je vais vous
épargner mes péripéties.
Bref, je n’ai que des points positifs à
accorder à ce livre. Certains n’aimeront pas sa
difficulté ou son One-True-Path, mais moi je trouve quelle
augmente l’intrigue. Ce livre est un incontournable, il a une âme
et une profondeur. Il se doit d’être lu par tout fans de ldvelh.
Même les «guerriers barbares à la hache» qui
peuvent se sentir distants du personnage principal vont l’adorer. Plus
je lis d’autres livres et plus mon sentiment pour ce livre se
renforcit. Comme un bon vin, il vieillit bien!
Intérêt :
10/10
Difficulté : 9,5/10
par Ajaxsenal
|
critique
de Sombrecoeur :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
Ah, voici enfin un livre écrit par Steve Jackson! Depuis La Galaxie tragique, il n'avait plus rien
écrit...
Peut-être parce qu'il se préservait pour ce livre qui est,
avec La Créature venue du chaos, l'un
des meilleurs livres de la
série. Du moins, du coté du background et de l'ambiance
générale qui s'en dégage. Ce livre est
particulier, il est le seul de la série à se passer "de
nos jours" (enfin, plutôt dans les années 80, date
où le livre a été écrit) et dans notre
monde. Après un prologue qui pourrait servir de synopsis d'un
digne film d'horreur, nous découvrons le Manoir de l'Enfer.
Son
aspect intérieur ne dit rien qui vaille, mais une fois à
l'intérieur, nous sommes assez surpris des décors et du
calme qui y règne. De plus, le Compte de Brume qui nous NEWS
est très sympathique. Le début est plutôt
tranquille, mais nous ressentons sans problème que cette demeure
renferme quelque danger. Du côté des règles, vu que
incarnons un civil lambda, nous possédons aucune arme, et notre
habileté est amoindrie de 3 points (mais n'ayez aucun soucis,
vous trouverez plusieurs armes au cours de votre périple)
néanmoins, les combats ne sont pas légions, vous devrez
affronter, si vous trouvez le bon chemin ce qui n'est vraiment pas
facile (voire impossible lors de la première lecture) une
demi-douzaine d'ennemis à tout casser, et pas très fort
avec ça. Vous l'aurez compris, la principale difficulté
ne réside pas dans les combats, mais dans la complexité
du chemin à emprunter, car beaucoup d'entre eux vous
mèneront à votre perte, où vous feront mourir de
peur... car oui, vous pouvez être mort de peur! Cette
"compétence" est une excellente idée de la part de
l'auteur et qui sied très bien à l'aspect du livre. Si
vous atteignez votre maximum de points de peur, obtenu
préalablement, votre cœur vous lâche et vous mourrez! D'un
côté, c'est très bien, mais de l'autre, ça
vous empêche de visiter toutes les pièces dont est
composé le Manoir, ce qui est regrettable car elles renferment
de très bons moments, aussi intéressants que
surprenantes. Même si je ne désire pas les citer (ce
serait gâcher le plaisir de la surprise) les moments à
retenir sont assez nombreuses. En plus de ça, les salles sont
superbement bien décrites, et la façon d'écrire
est vraiment très bonne, on s'y croirait. Par contre, les
illustrations ne sont vraiment pas belles, mais je dois dire que,
bizarrement, elles collent parfaitement avec ce genre d'histoire!
À noter que ce livre est un des plus durs de la série.
Trouver le bon chemin relève de l'ingéniosité du
lecteur, mais même le plus émérite d'entre eux
devra s'y prendre à plusieurs fois pour trouver l'endroit
où est caché la seule arme capable de tuer le
Maître. Car non seulement vous devrez trouver le mot de passe
mais aussi l'endroit où elle se situe. Et pour connaître
l'endroit exact, vous devrez également parler à la bonne
personne et avoir trouver son prénom au cours de vos fouilles.
Bref, vous l'aurez compris, la mission s'annonce plutôt
difficile, et elle l'est! Le dernier paragraphe est bon, et il vous
rappelle ce que vous cherchez depuis le début de votre aventure!
Ce petit passage m'a fait sourire, car après toutes les
difficultés que le héros a eues durant ses
pérégrinations, il n'est toujours pas près de
retourner chez lui!
En résumé, un livre presque parfait au niveau de
l'ambiance aussi prenante que captivante, digne d'un vrai film
d'horreur, dont l'aventure complexe vous posera
énormément de problèmes (le livre est loin
d'être linéaire, plusieurs chemins s'offriront à
vous, et plusieurs vous mèneront à votre perte). Les
combats sont plutôt rares, mais ce n'est pas ça qui fait
la force du livre, mais plutôt son récit bien mené.
Le prologue est de toute beauté, ainsi que l'ambiance rudement
bien retranscrite. Dommage que les illustrations ne soient pas à
la hauteur du livre, ce qui empêche de mettre la note maximale.
Bref, un livre à lire plusieurs fois et à garder
précieusement dans la place d'honneur des livres dont vous
êtes le héros.
Ma note: 91%
Difficulté: 93%
par Sombrecoeur
|
critique
de Segna :
 ( cliquer sur le
dé pour lire la suite) :
Steve Jackson revient
aux affaires avec ce titre. Comme d'habitude avec cet auteur, il
innove. Cette fois, il place l'aventure au vingtième
siècle, dans un décor lugubre et s'essaie à un
genre différent : l'horreur !
Place donc aux spectres,
fantômes, zombies et toute la clique. Le contexte est simple et
efficace : perdu au milieu de nulle part pendant un orage, vous vous
réfugiez dans une baraque toute proche. Mauvais choix ! Car si
pénétrer dans le manoir n'est pas trop difficile, en
ressortir vivant est une autre paire de manches.
De plus, pour corser l'aventure, Steve
Jackson introduit une caractéristique supplémentaire,
la peur, dont le total vaut 0 au début et augmentera à
chaque fois que vous tomberez sur un phénomène effrayant.
Le hic, bien sûr, c'est que si vous dépassez votre total
mximum, compris entre 7 et 12, vous mourrez de peur... L'exploration du
manoir en est rendue d'autant plus délicate, car les occasions
de se faire de grosses frayeurs ne manquent pas dans cet bâtisse.
Ne nous voilons pas la face : cette aventure est bien plus difficile
que les précédentes. Si vous disposez d'une certaine
liberté de mouvement et d'actions, les nombreuses fausses pistes
vous enverront ad patres dans les circonstances effroyables les plus
diverses. L'ambiance est remarquablement bien rendue, et il est clair
que notre survie ne tient qu'à un fil. On se prend d'ailleurs
à se demander si les habitants du manoir sont plus sadiques que
l'auteur du livre... L'exploration est rendue malaisée par le
problème de la peur et par les multiples pièges mortels
qui garnissent les pièces de la maison. Quelques objets vous
seront cependant fort utiles, et sachez également qu'il vous
faudra faire fonctionner un minimum vos méninges et lire
attentivement les paragraphes afin d'y dénicher les indices
permettant de sortir de cet enfer.
Une petite remarque au passage : si Jackson
se montre en général clément avec les personnages
faibles, notez quand même qu'un score minimal en habileté,
en chance ou en peur ne vous laissera que peu de chances de
succès, voire aucune.
Un livre original, prenant, mais à réserver aux lecteurs
ayant le temps et la patience de se lancer dans un challenge
relevé.
Intérêt
du scénario : 20%
Influence du
hasard liée au personnage : 42%
: Influence du hasard dans
l'aventure : 0%
Difficulté
du parcours : 33%
Variété
du parcours : 64%
Note du livre
: 60%
par Segna (n'
hésitez pas à visiter son site)
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