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Voici la critique d’un inédit par chez nous, j’ai nommé
la « Malédiction de la Momie ». Premier constat,
j’ai de la peine à croire que j’ai lu du
Jonathan Green. Pas à cause des
règles, celles-ci sont fidèles à lui-même
(c’est-à-dire un one-true-path ultime et comme toujours avec et
auteur, il nous demande de dénicher maints objets pour
réussir la mission) mais à cause de l’histoire et du
background.
On a senti
Green plus
inspiré avec
Les Chevaliers du destin
et
Le Sépulcre des ombres. Dans ce
Malédiction de la Momie, je n’ai pas ressenti l’imagination
fertile de l’auteur, et c’est bien dommage.
En plus, l’histoires
est des plus bancales, ce qui n’aide pas à rehausser
l‘intérêt du récit. Outre ceci, il y a d’autres
choses que je n’ai pas trop appréciées. Si la partie dans
le désert est plutôt bien rendue et bien décrite,
on ne peut pas dire de la seconde partie, dans les souterrains. On sent
l’auteur peu inspiré et ça se ressent vraiment, car
à partir de là, la quête devient peu palpitante,
voire même monotone, ce qui est assez rare dans les livres de
Jonathan Green, et ne parlons
même pas de l‘ambiance dans cette seconde partie, elle est tout
simplement inexistante à peu de chose près. Heureusement
(ou malheureusement) vous aurez à livrer plusieurs combats dont
une bonne partie est très ardue, comme ces créatures de
base ayant une habileté de 12 et de 11 et tout autant de points
d’endurance. Vous pouvez me dire comment peut s’en sortir un
héros possédant une habileté de 7? Je crois que
l’auteur a oublié ce détail. En plus, on retrouve une
marque de fabrique que je n’aime pas trop chez lui: les mots
codés. Là, il en abuse vraiment, toutes les 10 pages, il
nous demande de convertir un mot selon le format A=1, B=2, C =3, ce qui
devient rapidement répétitif au point casser le rythme de
l’aventure. Deux ou trois, je veux bien, mais là, c’est
carrément insupportable! Dans une interview, l’auteur a dit que
c’était une règle empêchant les lecteurs de
tricher, mais il n’a pas pensé que ça pourrait
énerver plus qu’autre chose et ainsi nuire à la lecture.
Autre chose regrettable, c’est que les rares PNJ’s que l’on rencontre
sont des coquilles vides, ne possédant pas une once de charisme
(mis à part peut-être l’acteur). Pour terminer cette liste
noire, je n’ai retenu aucun passage marquant tout au long de
l’aventure. Voilà, je vais arrêter de cracher sur ce
livre, car il renferme quand même quelques éléments
à retenir. Déjà, j’ai bien aimé l’intrigue
du début avec ce Culte du Cobra dont les membres sont
vêtus de capes rouges. L’aventure est longue et
non-linéaire, et la première partie dans le désert
est bien décrite (très descriptif). D’ailleurs,
l’ambiance désertique est plutôt bien réussie. Il y
a pas mal de combats, mais comme beaucoup sont trop difficiles, je ne
sais pas si c’est vraiment une bonne chose. Pour finir, j’ai retenu
deux ou trois moments intéressants, comme la rencontre avec la
chimère et celle avec l’acteur de théâtre, ainsi
que le combat de fin contre Akharis qui est bien épique.
En résumé, grosse déception de la part de
Jonathan Green, ce livre ne tient
vraiment pas la comparaison comparé à ses deux autres
opus. J’ai l’impression que le cadre du désert n’est pas
très propice à de bonnes histoires dans les livres-jeux
(il n’y a qu’à voir
Le Temple de la
terreur et
La
Malédiction du pharaon dans la série
Dragon d’Or, qui sont des livres vraiment
moyens) La difficulté est toujours aussi élevée,
que ce soit au niveau des règles et des combats. Où est
passée l’imagination productive de
Jonathan
Green? Je ne le saurai jamais. Enfin, tout n’est pas à jeter
dans ce livre, il reste tout de mêmes un certain nombre
d’éléments - bien que réduits - plutôt
réussis. (voir ci-dessus)
Ma note: 77%
Difficulté: 95%
Sombrecoeur
Je tiens à saluer l'excellente traduction de
Dagonides. Je lui tire mon chapeau.
Un grand bravo à toi si tu lis ces lignes!